Baroque italien (Seicento)
«Donne Sacre, Donne Profane»
Leonarda, Falconieri, Campana, Caccini, Rusca, Kapsberger, Strozzi, Nascinbeni, Bembo
Albane Imbs, direction
Pour la plupart oubliées de l’Histoire, elles ont pourtant laissé à la postérité des œuvres qui auraient pu s’appeler chefs-d’œuvre, témoins de leurs parcours de vie que les Encyclopédies ont oublié de consigner. «Elles», ce sont ces femmes italiennes, qui durant le Seicento ont composé avec leur âme et leur talent, avec la musique comme unique source d’expression dans un monde où, souvent, leur génie n’était pas reconnu. «Elles», ce sont… Francesca Caccini, la Romaine, qui rencontre un grand et rare succès comme musicienne à la cour des Médicis. Francesca Campana, dont on perd la trace après son mariage et qui publie à Rome son unique livre de villanelles à seulement quatorze ans. Barbara Strozzi, figure unique d’indépendance, artiste complète et accomplie, dans une Venise gouvernée par les hommes et l’Eglise. Maria Francesca Nascinbeni, qui comme tant d’autres, entre dans les ordres adolescente, et compose à seize ans ses hymnes à Dieu, dans un couvent d’Ancône. Isabella Leonarda qui passa soixante-neuf ans dans un couvent d’Ursulines à Novarre et n’y écrivit pas moins de 200 œuvres religieuses. Enfin, Antonia Bembo, qui dédicaça son œuvre au Roi Soleil, dont elle était la protégée. Les Kapsber’girls, au fil de ce programme ponctué de textes biographiques, dressent un portrait musical de ces six femmes compositrices italiennes, qui parmi tant d’autres, ont participé à l’Histoire de la Musique.
©Gilles Le Dilhuidy

